Vous tapez « agence web Montbéliard » et obtenez des annonces, des annuaires, des sites qui se ressemblent. Ce guide ne choisit pas à votre place : il donne les 8 vérifications à faire avant de signer, ce que dit la loi et les questions précises à poser. Il est écrit par une agence web du Pays de Montbéliard : à la fin, nous nous appliquons la même grille.
Avant de comparer : dites ce que le site doit faire
Une agence ne peut pas bien répondre à « je veux un site ». Elle peut répondre à « je veux être trouvé sur “électricien Audincourt” », « je veux que mes clients réservent en ligne » ou « j’ai besoin d’un outil pour gérer mon planning ». Écrivez cet objectif en une phrase : il dira s’il vous faut un site vitrine, une application web ou un logiciel métier, et vous permettra de comparer des devis qui parlent de la même chose. Entre présenter et vendre, notre guide site vitrine ou e-commerce tranche.
1. Le devis : détaillé, daté, poste par poste
Un devis n’est pas un simple prix. La fiche « Devis obligatoire » d’Entreprendre.Service-Public, écrite pour les métiers où il est imposé (travaux, dépannage…), donne un bon modèle de ce qu’un devis sérieux contient : date de rédaction, nom et adresse de l’entreprise, nom du client, décompte détaillé de chaque prestation en quantité et en prix, montants HT et TTC avec le taux de TVA, durée de validité, caractère gratuit ou payant. Une fois signé par le client, il engage les deux parties.
Pour un site, exigez que chaque poste apparaisse : maquette, développement, nombre de pages, rédaction des textes (ou non), photos, mise en ligne, formation, référencement de base. Ce qui n’est pas écrit n’est pas inclus — c’est là que naissent les « suppléments » de fin de projet. Méfiez-vous des formules au contenu flou et des prix « à partir de ». Une micro-entreprise en franchise de TVA (c’est notre cas) indique « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » : ses prix sont nets.
2. La propriété du code et des contenus
Celui qui crée un site en est l’auteur, et les droits patrimoniaux restent les siens tant qu’ils n’ont pas été cédés par écrit : l’article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle impose que chaque droit cédé fasse l’objet d’une mention distincte, avec l’étendue, la destination, le lieu et la durée de la cession. Un devis payé n’est donc pas, à lui seul, un site acquis.
Posez la question ainsi : « Si je pars demain, est-ce que j’emporte tout — fichiers, base de données, textes, photos, accès ? » La bonne réponse est oui, avec une clause de cession écrite. Vérifiez aussi qui possède les photos. Le cas à fuir : le site « en location », qui ne vous appartiendra jamais et disparaît quand vous cessez de payer ; notre guide sur le prix d’un site pour un artisan montre comment calculer son vrai coût sur quatre ans.
3. Le nom de domaine : à votre nom, pas au sien
Le nom de domaine (votre-entreprise.fr) est votre adresse : le perdre, c’est perdre d’un coup votre site, vos e-mails et votre référencement. L’Afnic, qui gère le .fr, distingue dans son guide pratique du titulaire le titulaire, qui a les droits sur le nom, du contact administratif, qui peut être le prestataire mais n’a aucun droit sur le domaine. Si l’agence s’est enregistrée comme titulaire, vous dépendez d’elle pour le garder, le transférer ou le renouveler.
Demandez à être titulaire, avec vos coordonnées, et à accéder au compte chez le bureau d’enregistrement — ou, au minimum, à recevoir la preuve écrite que le domaine est à votre nom. Même vigilance pour les adresses e-mail professionnelles qui vont avec.
4. L’hébergement : chez qui, où, et comment on en sort
Quel hébergeur, où, au nom de qui ? Combien par an, HTTPS compris ? Qui fait les sauvegardes, à quelle fréquence, et une restauration a-t-elle déjà été testée ? Si vous changez de prestataire, vous remet-on une copie complète, qu’un autre professionnel peut reprendre ?
Le RGPD ajoute une obligation : si le prestataire ou l’hébergeur traite des données personnelles pour vous (formulaire de contact, réservation, comptes clients), il agit comme sous-traitant, et un contrat écrit doit encadrer ce rôle. Sur le site du salon Update, à Audincourt, la base est sauvegardée chaque jour, chiffrée, avec des alertes en cas d’échec des tâches planifiées : ce genre de chose se montre, il ne se promet pas.
5. Le SEO local : une méthode, pas des promesses
Google publie une page intitulée « Avez-vous besoin d’un SEO ? » qui liste les questions à poser à un prestataire : peut-il montrer des exemples et fournir des références, suit-il les Essentiels de la recherche Google, quels résultats attend-il et sous quel délai, quelle est son expérience dans votre secteur et dans votre ville, vous fera-t-il part de toutes les modifications apportées à votre site ? Et les signaux d’alerte : promesse d’un bon classement, prétendue « relation privilégiée » avec Google, échanges de liens, manque de transparence sur les méthodes. Sa formule est sans appel : personne ne peut garantir la première position dans les résultats de recherche Google.
Deux vérifications en plus. La propriété Search Console doit être créée sur votre compte Google (l’agence peut y être ajoutée), pour que les données vous restent. Et votre fiche d’établissement Google, décisive sur les recherches « métier + ville », doit vous appartenir : notre guide de la fiche Google Business explique comment la créer et la valider vous-même. Si votre site reste introuvable, lisez d’abord pourquoi un site n’apparaît pas sur Google. De notre côté, nous ne garantissons aucune position ; notre page référencement naturel et local explique la méthode.
6. Les délais : un planning, avec vos tâches dedans
Une date de livraison seule ne veut rien dire. Demandez la liste des étapes — cadrage, maquette, développement, intégration des contenus, tests, mise en ligne — et ce que vous devez fournir à chacune : textes, photos, validations, accès. Ce sont souvent les contenus côté client qui prennent le plus de temps ; une agence honnête le dit d’emblée et prévoit ce qui se passe en cas de retard. Exigez enfin une phase de recette : vous testez le site sur votre propre téléphone, page par page, avant la mise en ligne.
7. La maintenance : ce qui est inclus, ce qui ne l’est pas
Trois choses se cachent souvent derrière le mot « maintenance » : l’entretien technique (mises à jour, sécurité, sauvegardes, surveillance), les modifications de contenu (changer un horaire, ajouter une photo) et les évolutions (une nouvelle page, une nouvelle fonction). Pour chacune : est-ce inclus, à quel prix, avec quel engagement de durée, et comment résilier ? Et qui répond quand quelque chose casse, par quel canal ? Le tout par écrit, avant de signer, pas après la première panne.
8. Des exemples réels, en ligne, que vous pouvez visiter
La vérification la plus simple : demandez des sites en ligne, pas des maquettes ni des logos « ils nous font confiance ». Ouvrez-les sur votre téléphone, en 4G : texte lisible, boutons cliquables, chargement rapide ? Les mentions légales créditent-elles l’agence ? Et si le client accepte, appelez-le.
De notre côté, la page Projets présente les quatre sites que nous avons réalisés, en ligne aujourd’hui, chacun avec sa fiche : BASAK BTP, entreprise de maçonnerie à Sainte-Suzanne ; Update, salon de coiffure et barbier à Audincourt, avec réservation en ligne et back-office sur mesure ; Soudure Laser Bretagne, atelier de micro-soudure près de Vannes ; Détective Korat, comportementaliste félin à Angers. Nous n’affichons ni avis clients ni chiffres de résultats : nous montrons les sites, et vous jugez.
Les pièges du démarchage : location financière et annuaires
La DGCCRF met en garde contre deux pratiques. La location financière : son enquête sur les professionnels démarchés, qui visait notamment des prestataires de sites internet, décrit un commercial qui fait signer en une seule visite, dans vos locaux, un contrat ensuite cédé à une société de location financière — qui exige les loyers jusqu’au terme (48 mois, par exemple), même si le site ne vous sert à rien. Les annuaires professionnels : un bon de commande après un appel pressant, ou un document à l’allure de facture ou de courrier officiel, signé en confiance, qui engage en réalité sur une insertion payante au prix élevé.
La loi vous protège en partie. D’après France Num, une entreprise de 5 salariés au plus qui signe un contrat hors établissement, dont l’objet sort de son activité principale, dispose de 14 jours pour se rétracter (article L221-3 du Code de la consommation), délai porté à 12 mois si l’information sur ce droit n’a pas été donnée clairement. France Num cite le cas d’un professionnel du BTP, qui n’est pas censé être expert du numérique ; le juge apprécie au cas par cas. Un contrat conclu par internet ou par téléphone n’ouvre pas ce droit. Pour signaler une pratique douteuse : signal.conso.gouv.fr. Et pour vérifier qu’une agence existe, cherchez son SIRET dans l’annuaire des entreprises.
La check-list en 8 questions
- Le devis détaille-t-il chaque poste, avec ce qui est exclu ?
- Le contrat prévoit-il la cession écrite des droits sur le site ?
- Suis-je titulaire du nom de domaine ?
- Chez qui est hébergé le site, qui a les accès, comment en sort-on ?
- La méthode SEO est-elle expliquée, sans garantie de position, avec la Search Console sur mon compte ?
- Ai-je un planning avec mes propres tâches et une phase de tests ?
- Que couvre la maintenance, à quel prix, avec quelle résiliation ?
- Ai-je visité, sur mon téléphone, des sites réels réalisés par l’agence ?
Si une seule réponse est floue, faites-la préciser par écrit avant de signer : un bon prestataire n’y verra pas de la méfiance.
Et Le Studio Web, dans cette grille ?
Le Studio Web est la micro-entreprise de Semih Basak, créée en 2020 et installée à Sainte-Suzanne, à trois kilomètres du centre de Montbéliard : un seul interlocuteur, qui conçoit et développe lui-même. Nos conditions générales sont publiques et répondent déjà par écrit à une partie de la grille : prix du devis ferme, cession des droits patrimoniaux sur les livrables une fois le prix payé, code source complet remis à la livraison, garantie de trois mois sur les anomalies. Nos pages agence web à Montbéliard, Audincourt, Héricourt et Belfort décrivent ce que nous faisons près de chez vous. Pour le reste, posez-nous les 8 questions : nous répondons par écrit, à hello@lestudioweb.fr ou via la page contact — et si votre projet relève d’un autre prestataire, nous vous le dirons.